Nouvelle hausse du chômage économique
Le chômage économique grimpe à nouveau, révèle une analyse menée par SD Worx. Après une chute à 12% durant les mois de juillet et d’août, on connaît une hausse graduelle depuis l’été dernier. En février 2010, 16% des ouvriers belges étaient au chômage économique.
Dans les PME, le taux de chômage économique est pratiquement aussi élevé qu’au sommet de la crise en mars 2009. Les grandes entreprises sont montées jusqu’à 17%. La hausse est surtout due aux secteurs tels que la construction de machines, la construction automobile, l’industrie alimentaire et les bureaux de voyage. Les ouvriers ne sont cependant en moyenne que cinq jours par mois en chômage économique, il s’agit d’un jour de moins qu’au sommet de la crise.
Encore deux fois plus élevé qu’avant la crise
Tout comme en 2009, SD Worx a analysé le chômage économique chez les ouvriers belges. L’enquête a été menée auprès de 9.753 entreprises, occupant au total 221.879 ouvriers. Le chômage économique a explosé en janvier 2009 et a atteint un sommet entre février et avril 2009. En mars et avril 2009, respectivement 25 et 24 % des ouvriers ont été au moins un jour par mois au chômage économique. Ils ont été cependant en moyenne six jours au chômage. On a connu cependant une forte baisse à partir d’avril. Le chômage économique a baissé jusqu’à 12% dans la période de vacances (juillet et août 2009).
Mais depuis lors on constate une hausse continue. En février 2010, un ouvrier belge sur six (16%) était de nouveau chômeur économique. Ce chiffre est encore toujours deux fois plus élevé que dans la période antérieure à la crise, où en moyenne 6% des ouvriers étaient au chômage économique. Les ouvriers ne sont cependant en moyenne que cinq jours par mois au chômage économique, il s’agit d’un jour de moins qu’au sommet de la crise.
Secteurs
La crise sur le marché du travail bat toujours son plein. Surtout les secteurs tels que la construction de machines, la construction automobile, l’industrie alimentaire, les bureaux et les organisateurs de voyage, la réparation d’ordinateurs et d’articles de consommation et les services sociaux sans hébergement ont vu leur chômage économique fortement augmenter. Les produits informatiques, l’électronique et les appareils électriques ont connu par contre une baisse. Dans l’industrie du meuble, on constate également une légère baisse.
Pas encore d’embellie en vue
Pour avoir une idée correcte de la crise sur le marché du travail, on ne peut donc pas se limiter aux ‘demandeurs d’emploi non actifs’. Leur nombre a augmenté de 51.000 unités en 2009 et de presque 56.000 unités en 2010, mais il ne contient pas les dix mille travailleurs qui ont atterri dans le système du chômage économique. En combinant les 30.000 chômeurs supplémentaires attendus par le Bureau du Plan en 2011, cela signifie que la nouvelle montée du chômage économique n’aura pas une influence positive sur l’emploi dans certains secteurs, bien au contraire.
Forte baisse dans les grandes entreprises, mais tendance à la hausse
Le chômage économique est une donnée structurelle. En règle générale, les PME en font plus usage que les grandes entreprises. Au sommet de la crise, les grandes entreprises l’ont cependant plus utilisé que les PME. La différence est cependant moins grande depuis juillet 2009. Mais les grandes entreprises continuent toutefois à plus utiliser le chômage économique que les PME. Il est cependant frappant que tant les GE que les PME connaissent une tendance à la hausse depuis l’été.
Différences régionales
Des différences existent également au niveau régional, la raison peut être trouvée dans les secteurs présents dans la région. Alors que le chômage économique n’est que de 3% inférieur en Flandre et Wallonie par rapport à l’année passée, la baisse est de 11% à Bruxelles. On constate les pourcentages les plus élevés dans le Brabant wallon (21%) et le Hainaut (21%). Ils sont cependant fortement inférieurs aux provinces de Flandre occidentale (31%) et du Limbourg (27%). La province de Namur présente les meilleurs scores avec un pourcentage de 11% de chômage économique.
Secteur de la construction
Le chômage économique grimpe également dans la construction, alors que ce secteur faisait déjà un grand usage du chômage intempéries en janvier et février. Tant en janvier qu’en février 2010, le pourcentage d’ouvriers en chômage intempéries est de 4,6% et est dû au rude hiver. En 2009, les pourcentages étaient de 4,7% en janvier et de 3,2% en février. Les ouvriers de la construction sont restés à la maison en moyenne 8 jours en janvier 2009 et 5 jours en février 2009 pour cause de mauvais temps. En 2010, on avait 10 jours en janvier et 8 jours en février.
L’enquête a été menée auprès de 9.753 entreprises occupant au total 221.879 ouvriers. Le chômage économique est une forme spécifique de chômage temporaire. En cas de manque de travail, l’employeur peut décider de suspendre temporairement l’exécution du contrat de travail. Il existe six formes différentes de chômage temporaire: intempéries, vacances annuelles, problèmes techniques, grève, force majeure et chômage économique. Le manque de travail pour des raisons économiques peut se présenter en cas de baisse de la production due à des facteurs économiques, par exemple en raison d’une baisse de la demande. Dès le début de la crise en 2008, les entreprises belges ont fait un usage massif du système.


