Les jeunes restent confiants
Les jeunes sont plus optimistes au sujet de leurs propres perspectives qu’au sujet du marché du travail en général, montre une enquête publiée par Federgon. 62% indiquent qu’ils sont prêts à attendre moins d’un emploi en raison de la crise. Plus de la moitié des jeunes ont même décidé ou envisagent de prolonger ses études ou de suivre une formation complémentaire.
Federgon vient de publier le rapport d’enquête intitulé "Comment les jeunes perçoivent‐ils le marché du travail et le rôle du travail intérimaire?". Réalisée par le bureau d’études indépendant IDEA Consult, elle reflète la manière dont les jeunes perçoivent aujourd’hui le marché du travail ainsi que leurs attentes sur ce marché (1.001 jeunes, entre 18 et 26 ans, jeunes diplômés avec ou sans expérience professionnelle, ou étudiants de dernière année). Federgon se dit consciente de l’impact que la crise a sur la situation des jeunes sur le marché du travail. La fédération souhaite, par le biais de cette étude, démontrer qu’il existe aussi des opportunités pour le groupe des jeunes qui sont entrés récemment ou vont entrer sur le marché du travail.
Contrairement à ce que l’on observe dans un certain nombre de pays européens, il est relativement peu fréquent en Belgique que les jeunes combinent leurs études avec un emploi. De ce fait, les jeunes en Belgique arrivent en moyenne plus tard sur le marché du travail. Le taux d’emploi de la population totale des jeunes est dès lors nettement plus faible en Belgique (45,7%) que dans les autres pays de l’UE (53,7%). Outre l’analyse de paramètres objectifs, l’étude décrit également la perception subjective des jeunes au sujet du marché du travail et l’impact que la crise a (eu) sur cette perception.
Principales conclusions émanant de l’enquête:
• L’enquête montre qu’Internet est le canal le plus utilisé par les jeunes dans leur recherche d’emploi. Plus de 40% des jeunes en recherche d’emploi utilisent ainsi Internet de manière régulière. C’est principalement la facilité d’accès à Internet qui explique, d’après Federgon, pourquoi ce canal de recherche est si populaire auprès des jeunes.
• Cependant, les canaux de recherche diffèrent des canaux qui permettent de trouver un emploi. Alors qu’Internet est le canal de recherche le plus populaire, les canaux informels (contacts avec la famille, les amis et candidatures spontanées) et les entreprises d’intérim s’avèrent être les plus efficaces pour trouver un emploi. Parmi les étudiants de dernière année et les jeunes à la recherche d’un emploi, 45,3% déclarent utiliser le canal de l’intérim parce qu’il permet de trouver rapidement du travail.
• Près de la moitié des jeunes ont recours à l’intérim dans la phase où ils font connaissance avec le marché du travail. Nous constatons un impact très important du travail intérimaire auprès des jeunes : près de 7 jeunes sur 10 sont inscrits ou ont déjà été inscrits dans une agence d’intérim.
• Les jeunes ont une attitude positive vis‐à‐vis du travail et sont satisfaits de leurs premières expériences professionnelles: 94% des jeunes actifs occupés sont satisfaits à très satisfaits de leur emploi actuel. Les jeunes actifs occupés trouvent en outre, dans leur grande majorité, que leur emploi correspond à leurs attentes.
• Il ressort de l’enquête que les jeunes ont une grande confiance dans leurs capacités mais sont quelque peu incertains au sujet de la transition entre l’école et le marché du travail. Sur 10 jeunes, 8 sont convaincus que leur profil correspond bien aux besoins du marché de l’emploi. En revanche, un peu plus de 33% estiment qu’ils ne sont pas/n’étaient pas bien préparés à franchir le cap de l’entrée sur le marché du travail à l’issue de leurs études.
• Les jeunes sont plus optimistes au sujet de leurs propres perspectives qu’au sujet du marché du travail en général. Bien que près de 87% des jeunes soient convaincus que la crise économique a eu une influence sur le nombre d’emplois disponibles pour les jeunes, 60% pensent qu’ils ont ou auront des difficultés pour trouver du travail.
• La crise économique s’avère avoir un impact non seulement sur les attentes des jeunes par rapport au marché du travail, mais aussi sur leur cursus d’études. 62% des jeunes indiquent qu’ils sont prêts à attendre moins d’un emploi en raison de la crise économique. Plus de la moitié des jeunes a même décidé ou envisage de prolonger ses études ou de suivre une formation complémentaire.
• Les jeunes ont des avis assez partagés quant à l’évolution future du marché du travail. Un peu plus de la moitié d’entre eux prévoient que la situation sur ce marché va s’améliorer en 2010. 40% pensent toutefois que cela ne sera pas le cas.


