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La moitié des Européens prêts à déménager pour travailler

Quelque 17% des Européens envisagent de travailler un jour à l’étranger et 48% seraient prêts à chercher du travail dans un autre pays ou une autre région s’ils venaient à perdre leur emploi, indique une enquête Eurobaromètre. En parallèle, la Commission européenne publie une synthèse sur les droits des Européens de vivre et de travailler dans un autre pays de l’UE. Il fournit des informations actualisées sur l’évolution de la législation.

Aujourd'hui, 2,3% des habitants de l’UE vivent dans un État membre autre que le leur. "Le droit de vivre et de travailler dans un autre pays d’Europe est une des libertés fondamentales de l’UE, mais trop peu de personnes en profitent actuellement, a déclaré László Andor, commissaire chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion. La mobilité des travailleurs peut contribuer à faire reculer le chômage en rapprochant les personnes des emplois disponibles. Les Européens en sont conscients, mais ils sont toujours confrontés à des obstacles lorsqu’ils veulent travailler ailleurs en Europe. C’est pourquoi nous voulons faciliter leur mobilité, dont nous avons fait une priorité dans la stratégie Europe 2020."

La communication intitulée Réaffirmer la libre circulation des travailleurs dresse un tableau actualisé des droits des travailleurs migrants de l’UE compte tenu de l’évolution de la législation au cours des dix dernières années. Elle précise les répercussions d’une série d’arrêts de la Cour de justice de l’UE, ainsi que la manière dont ces arrêts s’appliquent aux droits des travailleurs migrants. Elle a aussi pour objectif de mieux faire connaître ces droits.

Sur le plan légal, la libre circulation des travailleurs est une réussite, mais l’exercice du droit de se déplacer et de vivre dans un autre pays européen pourrait encore être amélioré dans la pratique. La Commission européenne va s’attacher à faciliter et à encourager la mobilité à l’intérieur de l’Union dans le cadre de la nouvelle stratégie en faveur du marché unique (dans le prolongement de la présentation du rapport Monti).

La Commission s’y emploiera également dans le cadre de sa nouvelle stratégie décennale, Europe 2020. En particulier, l’initiative phare Un agenda pour les nouvelles compétences et les nouveaux emplois que doit adopter la Commission au second semestre de l’année 2010 vise à accroître la participation au marché du travail et à mieux rapprocher l’offre de main-d’œuvre de la demande, notamment par la mobilité des travailleurs.

L'enquête Eurobaromètre livre des informations sur les attitudes des Européens face à la mobilité des travailleurs. Ainsi:
• une majorité d’Européens estiment que changer de pays ou de région est une bonne chose pour l’intégration européenne, la moitié sont d’avis que cela profite à l’économie, au marché du travail et aux individus, mais ils sont moins nombreux à penser que la mobilité est positive pour les familles;
• 10% des Européens disent avoir, à un moment de leur vie, vécu dans un autre pays (au sein de l’UE ou en dehors) pour y travailler, et 13% ont fait de même pour étudier ou suivre une formation. 41% connaissent un ami ou un parent qui a travaillé ou éudié à l’étranger;
• 17% des Européens envisagent de travailler à l’étranger dans le futur (la fourchette allant de 51% au Danemark à 4% seulement en Italie) et 34% estiment avoir plus de chances de trouver un emploi à l’étranger que dans leur propre pays;
• le chômage constitue un puissant motif de mobilité et 48% des Européens envisageraient de déménager vers une autre région ou un autre pays s’ils devaient perdre leur emploi.

Tags: Mobilité, Europe, mobilité

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