Le Belge préfère gagner moins plutôt que de devoir travailler plus longtemps
Les Belges s’inquiètent des répercussions de la crise économique sur leur retraite. Un peu plus de la moitié (55%) pensent qu’ils devront reporter leur départ à la retraite en raison du climat économique actuel, indique une enquête menée par Aon Consulting. Or, plus de la moitié (61%) veulent partir à la retraite avant 65 ans. 35% se contenteraient de gagner moins en prenant leur retraite anticipée.
Parmi les travailleurs belges qui s’attendent à devoir travailler plus longtemps, une majorité (54%) estiment qu’ils devront travailler au moins deux ans de plus. Tout comme leurs homologues belges, un peu plus de la moitié des travailleurs européens (55%) estiment que le récent malaise économique les obligera à reporter leur départ à la retraite. Mais de nombreux travailleurs belges ne voient pas l’intérêt de reporter l’âge de la retraite de 65 à 67 ans.
Par ailleurs, près d’un Européen sur trois (29%) déclare qu’il préférerait arrêter de travailler plus vite et gagner moins plutôt que de voir le gouvernement reporter l’âge minimum de la retraite. Les travailleurs belges sont aussi pragmatiques que le travailleur européen moyen. 26 % des travailleurs belges seraient prêts à financer eux-mêmes une partie de leur retraite pour pouvoir arrêter de travailler à l’âge de leur choix. La moyenne européenne s’élève également à quelques 26%. Les Hollandais sont, par exemple, un peu moins pragmatiques: aux Pays-Bas, 16% seulement des travailleurs sont prêts à contribuer de leur poche. Les femmes allemandes arrivent en tête du peloton avec quelques 52% d’entre elles qui indiquent prendre une couverture supplémentaire pour compenser la perte de revenus après le départ à la retraite.
Les femmes plus pessimistes
Les travailleuses belges croient plus encore que leurs collègues masculins qu’elles devront reporter l’âge de leur départ à la retraite. 58% de femmes contre 51% d’hommes déclarent qu’elles devront continuer à travailler plus longtemps qu’elles ne l’avaient prévu. Ida Verleyen, Director Employee Wellness chez Aon Consulting en Belgique décrit la situation en ces termes: "Dans de nombreux cas, cela est dû au fait que les femmes touchent des retraites plus faibles que les hommes car elles font moins longtemps partie de la population active ou qu’elles ont un emploi à temps partiel. Ce scénario se retrouve partout en Europe, sauf en Irlande."


