Egalité liée au genre: le monde du travail pointé du doigt!
En 2009, les plaintes liées au monde du travail ont couvert plus de la moitié du nombre total de plaintes reçues par l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes. Le nombre total de plaintes a connu une augmentation de 20% comparé à 2008. Pas moins de 38% des plaintes relatives au domaine du travail concernent la grossesse.
L’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes vient de publier son rapport d’activités 2009. On y apprend notamment que les hommes sont plutôt discriminés (42%) au moment de poser leur candidature pour un emploi, tandis que la rupture d’une relation de travail affectent plutôt les femmes (45%) contre 7,6% des hommes. De même en comparaison de 2008, l’Institut a observé une augmentation de 22% des dossiers relatifs au sexisme, et ce, également en dehors de la sphère publicitaire.
Tous domaines confondus (travail, bien et services, culture et médias, divorce, sécurité sociale et autres), l’Institut a été confronté à une augmentation de dossiers concernant « la transsexualité et le transgendérisme » avec un enregistrement de 8,1% de l’ensemble des plaintes. En 2008, cet aspect se retrouvait dans 6,25% des dossiers.
Mise en œuvre du gender mainstreaming
L’Institut a mis l’accent sur l’intégration de la dimension de genre (gender mainstreaming) dans l’ensemble des politiques, actions et mesures du gouvernement. Concrètement, l’Institut a établi un projet de rapport d’évaluation (Test Gender) de l’impact de chaque acte législatif et réglementaire sur la situation respective des femmes et des hommes. De même, l’IEFH a maintenu son soutien envers les administrations fédérales dans leurs obligations relatives au gender budgeting c’est-à-dire dans l’analyse sous forme de genre de toutes les formes de dépenses et de recettes publiques et leurs conséquences directes et indirectes sur la situation respective des femmes et des hommes.
Ecart salarial, de plus en plus précis
En 2009, l’IEFH a également publié son troisième rapport sur l’écart salarial. Pour la première fois, calculé selon la nationalité, ce dernier a mis en lumière la manière dont les femmes d’origine allochtone étaient confrontées à un double retard, en tant que femmes et en tant qu’allochtones. En effet, elles n’ont pas la moitié des chances qu’ont les hommes allochtones de trouver un travail.
En outre, l’Institut a constaté que l’écart salarial augmentait de façon exponentielle dès lors qu’intervenait dans le calcul l’effet du travail à temps partiel. Ainsi l’écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique, sur base des salaires annuels bruts des travailleurs à temps plein et à temps partiel tous secteurs confondus, s’élève à 25%, contre 24% en 2008.
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