Les supérieurs souvent désignés à l’origine du harcèlement moral
Le harcèlement au travail est encore fréquent en Belgique, montre une étude de Securex: 60% des plaignants de harcèlement moral décrivent leur supérieur comme un harceleur et 13% des travailleurs se prétendant victimes d'agression, affirment que leur supérieur en est l'auteur.
Harcèlement moral
En 2010, 13% des travailleurs affirment avoir été victimes de harcèlement moral, contre 14% en 2009 et 13% au cours des trois années précédentes (2008-2006). Qui est à l’origine de cet harcèlement moral? 60 % des plaignants affirment être harcelés moralement par leur supérieur, 28% par un collègue, 21% par un groupe de collègues et 9% par des externes (clients, fournisseurs, patients,…).
Agression
En 2010, 9% des travailleurs disent avoir été victimes d’une agression au travail. Il s’agit d’une importante diminution par rapport à 2009 et 2008, avec un pourcentage respectif de 13% et 14%. En 2007 et 2006, pratiquement aucune agression au travail n'avait été rapportée, seulement 6% et 3% s’en estimaient victimes.
Qui est à l’origine de cette agression? 71% des travailleurs qui se plaignent, affirment que l’auteur est une personne externe, comme des clients, des fournisseurs, des patients,... 13% indiquent avoir été victime d’agression de la part de leur supérieur. Dans environ 1 cas sur 5, le travailleur explique avoir été agressé par un collègue et dans 6% des cas, par un groupe de collègues.
Les employés s’estiment pratiquement deux fois plus victimes de comportement agressif que les ouvriers (10,5% contre 5,6%). Les employés indiquent, davantage que les ouvriers, des personnes externes (75,8% versus 56,3%) et leurs supérieurs (12,6% versus 9,4%) comme étant les agresseurs. Les ouvriers désignent, plus souvent que les employés, leurs collègues comme les agresseurs (37,5% versus 19%).
Harcèlement sexuel
En 2010, 1 travailleur sur 100 affirme avoir été victime de harcèlement sexuel au travail, contre 2% en 2009 et 5% en 2008. En 2006 et en 2007, ce pourcentage était de presque 3%. Dans un peu plus de la moitié des cas (52%), les auteurs seraient des externes (des clients, des fournisseurs, des patients,…). Pour presque 1 travailleur sur 4 (24%), le harcèlement sexuel proviendrait du supérieur. Pour 1 travailleur sur 3, il proviendrait d’un collègue, et dans 5% des cas, de plusieurs collègues. Les femmes seraient cinq fois plus victimes de harcèlement sexuel que les hommes (2,5% contre 0,5%).
Discrimination
12% des travailleurs disent avoir subi une discrimination en 2010. Cela n’implique aucune différence par rapport à 2009, mais une diminution comparativement à 2008, avec un pourcentage de 14%. En 2007 et en 2006, cette proportion oscillait autour des 9%. Dans 68% des cas, le supérieur serait l’auteur de la discrimination. Dans 1 cas sur 3, il s’agirait d’un collègue, d’un groupe de collègues ou d’externes.
Les employés affirment être plus souvent victimes de discrimination que les ouvriers (13,6% contre 10%). Les ouvriers se disent bien plus souvent que les employés victimes de discrimination par un groupe de collègues (21% versus 15,5%). Les employés évoquent, plus que les ouvriers, une discrimination par leur supérieur (69,9% versus 61,4%).
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