La confiance des travailleurs remonte
La confiance des travailleurs belges a remarquablement augmenté depuis décembre 2010, indique une étude réalisée par SD Worx et Références. La croissance la plus forte se marque chez les travailleurs dans les PME, où la confiance est passée de 5,4/10 à 6,2/10. A l’heure actuelle, la confiance est la plus élevée chez les juristes, les consultants et les experts en R&D et la plus faible chez les collaborateurs en communication et les ingénieurs.
Ces derniers sont particulièrement peu confiants dans le management et dans leur organisation et sont également très critiques quant à leurs propres chances sur le marché du travail. Ce qu’on remarque également, c’est que celui qui recherche activement un nouvel emploi n’est pas fort confiant dans le marché du travail (4,4/10). Les travailleurs, qui ne sont pas intéressés par de nouvelles offres d’emploi, obtiennent ici un score de 6,1/10. Le scepticisme des travailleurs quant à leurs chances de trouver un emploi augmente donc au fur et à mesure qu’ils sont confrontés à une offre réelle d’emploi.
En décembre 2010, SD Worx et Références ont présenté pour la première fois le baromètre de confiance des travailleurs. Cet indicateur est le pendant de la confiance des chefs d’entreprise et sert à mesurer l’atmosphère sur le marché du travail et dans les entreprises. On a sondé la (1) Confiance dans le marché du travail, la (2) Confiance dans l’organisation et la (3) Confiance du travailleur en lui-même. La moyenne de ces trois domaines donne la confiance des travailleurs belges.
Durant le dernier trimestre, c’est surtout la confiance dans le marché du travail qui a le plus fortement augmenté. Les travailleurs pensent qu’il est en ce moment plus facile de trouver un autre job que l’année passée. Ils adoptent cependant encore une attitude prudente. Bien que 72% de la population active croit en ses chances sur le marché du travail, seuls 15% recherchent activement un nouvel emploi. Des enquêtes précédentes de SD Worx montraient que ce chiffre est généralement plus bas et tourne autour des 5 à 6%. Les travailleurs sont surtout confiants en eux-mêmes et en leurs capacités, bien que cette composante de la confiance des travailleurs soit celle qui augmente le moins fortement par rapport à décembre 2010. Enfin, la confiance dans l’organisation a également augmenté. Ansi, 78% des travailleurs belges ne croient pas qu’ils seront rapidement licenciés et 63% d’entre eux trouvent que le management gère bien leur organisation.
1. Marché du travail: les travailleurs dans les PME respirent la confiance
Le nombre d’offres d’emploi est de nouveau à la hausse. De l’Indice Emploi de SD Worx, il apparaît aussi que l’évolution structurelle dans les PME belges a augmenté de 2% l’année dernière, ce qui fait de 2010 la meilleure année pour l’emploi dans les PME depuis 2005. Seule l’année 2007 a encore été meilleure.
Cette augmentation du nombre d’emplois conforte la croyance des travailleurs dans le marché du travail. Les femmes sont plus positives que les hommes. Surtout les travailleurs dans les PME croient de plus en plus dans le marché de l’emploi. Les augmentations les plus marquantes sont constatées chez les ouvriers et les cadres moyens. Plus qu’en 2010, les informaticiens, les fonctions financières et les travailleurs de l’horeca croient en leurs chances. On remarque cependant que la confiance dans le marché du travail baisse dans le Brabant wallon, alors qu’elle croît en Région bruxelloise. On constate aussi une confiance grandissante en Flandre, où la croyance dans le marché du travail est la plus forte en Flandre orientale. De manière générale, la confiance dans le marché du travail a le plus augmenté dans le secteur privé.
Constat étonnant: parmi les Belges qui ont un travail, mais qui sont activement à la recherche d’un nouveau job, la confiance dans le marché du travail dégringole à 4,4/10. Les travailleurs, qui ne sont pas intéressés par de nouvelles offres d’emploi, obtiennent par contre un résultat de 6,1/10. Le scepticisme des travailleurs quant à leurs chances de trouver un emploi augmente donc au fur et à mesure qu’ils sont confrontés à une offre réelle d’emploi sur le marché de l’emploi.
2. La confiance dans l’organisation a le plus augmenté chez les cadres
La confiance des travailleurs dans leur organisation a également significativement augmenté par rapport à décembre 2010, surtout chez les cadres du secteur privé. Ici aussi, les informaticiens se font remarquer par leur positivisme. Ils sont les seuls chez qui la confiance globale dans l’organisation a crû. L’augmentation a été la plus forte chez les travailleurs à Bruxelles et dans les provinces du Luxembourg et de Flandre occidentale. On remarque aussi une évolution positive importante dans les PME. Les Belges sont convaincus que leur management gère bien leur organisation et offre à ses collaborateurs suffisamment de chances (d’emploi). De plus, 78% d’entre eux pensent qu’ils ne seront pas rapidement licenciés. Sur toute la ligne, les femmes sont plus positives que les hommes. Les seuls pessimistes sont ceux du Brabant wallon qui sont encore moins convaincus que l’année dernière que le management leur offre suffisamment de perspectives.
3. Surtout les hommes sont fort confiants en eux-mêmes
Parmi les trois composantes qui forment la confiance des travailleurs belges, la confiance du collaborateur en lui-même offre les meilleurs scores. Le résultat était de 6,4/10 en décembre 2010 et a légèrement augmenté à 6,6/10 en mars 2011. On peut donc dire que la confiance en soi est plutôt élevée. La montée la plus forte est constatée pour la confiance dans ses propres compétences. On constate aussi une montée significative pour la croyance dans ses propres possibilités de carrière. Cette croyance existe surtout dans le secteur privé. Les cadres moyens et les directeurs trouvent que leurs capacités sont de grande valeur. Les experts en R&D en sont aussi très fort convaincus (7,7/10), ils sont cependant devancés par les travailleurs dans les fonctions créatives et dans la communication (7,8/10). Les travailleurs des provinces de Flandre occidentale (7,5/10) et du Luxembourg partagent la même opinion. Ceci vaut également pour les collaborateurs dans l’horeca, l’enseignement, la communication et la consultance et pour ceux qui ont déjà en poche un diplôme post-universitaire. Sur toute la ligne, les hommes (6,8/10) ont plus de confiance en eux que les femmes (6,5/10).


