Sécurité IT: peut mieux faire!
Des smartphones trop rarement sécurisés, des réseaux sociaux suscitant une forte méfiance et des informations pas aussi confidentiellement maitrisées que souhaité… une étude menée auprès de collaborateurs IT met en avant les besoins de formation et d’investissement en sécurité. Deux tiers des entreprises belges sondées ont élaboré une stratégie pour l’utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel.
Réalisée en ligne par Data News auprès de 790 collaborateurs IT d’entreprises de tous secteurs basées en Belgique, l'enquête publiée par Symantec montre que si ceux-ci connaissent et sont bien informés des menaces de sécurité concernant leur entreprise, leur appréhension des dangers liés aux nouvelles évolutions – l’utilisation croissante de smartphones, de réseaux sociaux, du cloud computing semble moins précise.
Des connaissances en sécurité informatique jugées satisfaisantes, mais moins de personnes et de budget dédiés
Environ la moitié des personnes interrogées (49,1%) estime que leurs connaissances en sécurité informatique (tendances et évolutions en matière de risques de sécurité, de nouvelles menaces, etc.) sont bonnes à excellentes. Quarante autres pour cent estiment être relativement bien informés de ce type d’éléments. Une majorité d’entreprise (53,5%) a déployé un programme de sensibilisation des collaborateurs à l’importance de la protection de l’information, mais seulement 38,2% d’entre elles ont un responsable dédié à la sécurité des informations, et 40,1% n’ont pas de budget spécifique pour cela.
Informations confidentielles: 1 collaborateur TIC sur 3 ne sait pas où elles sont!
Pour ce qui concerne la protection des informations confidentielles, force est de reconnaître que la route est encore longue… L’étude montre en effet qu’un collaborateur IT sur trois ne sait pas où les informations sensibles de son entreprise sont conservées. Par ailleurs, 15% ne savent pas exactement qui a accès à ce type d’information. Si, seulement 8,6% des personnes interrogées reconnaissent au moins une fuite d’informations confidentielles sur les 12 derniers mois, 23,7% d’entre elles avouent ne pas savoir si un tel événement est effectivement survenu, mettant en avant ici une approche à venir des politiques de compliance, d’information et de transparence. Ces pertes d’informations semble agir cependant comme un révélateur puisque dans 80,3% des cas, des mesures adaptées ont été prises.
Médias sociaux: un tiers interdit l’accès à Facebook et Twitter
Exactement deux tiers des entreprises belges sondées ont élaboré une stratégie pour l’utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel. Un peu plus d’un tiers interdit l’accès à Facebook (34,8%) et à Twitter (35,7%) via le réseau de l’entreprise à tous les collaborateurs. L’accès à LinkedIn n’est bloqué que dans 14,7% des entreprises interrogées.
Seulement 31,3% des smartphones sécurisés; des clés USB en "libre service"
De nombreuses entreprises (55,9%) invoquent des raisons de sécurité pour ne pas permettre aux employés de connecter leur propre terminal mobile (ordinateur portable ou smartphone) au réseau de l’entreprise. Dans seulement 31,3% des entreprises, une stratégie de sécurisation spécifique aux smartphones est en vigueur. Pour expliquer cette absence de sécurisation, les personnes interrogées pensent qu’elle n’est pas nécessaire (38,3%) ou déclarent ne pas être conscients des dangers (28,9%). Dans la plupart des cas, il s’agit d’une méthode permettant de vérifier si l’identité de l’utilisateur est correcte (52,2%). Viennent ensuite la liste des applications approuvées (35,2%), le logiciel de chiffrement (32%) et le logiciel antivirus (29,6%). Peu d’entreprises prennent des mesures pour pallier les risques liés à l’utilisation de sticks mémoire ou USB. Seules 10,4% s’attachent à s’opposer à leur utilisation. Dans 15,4% des cas, on estime que ces mesures ne sont pas nécessaires, alors que 56,7% les estiment nécessaires mais ne les prévoient pas.
Cloud computing – déjà 30% d’adeptes mais des doutes sur la confidentialité des données
Selon l’étude, 30% des entreprises belges utilisent déjà l’informatique dans les nuages ou cloud computing. Dans la plupart des cas, on considère qu’elle présente des avantages surtout à moyen (23,4%) et long terme (25,9%) pour l’entreprise et c’est plus de 63% qui reconnaissent l’intérêt du cloud pour leur entreprise. Près de la moitié des personnes interrogées (47,5%) affirment être au fait des risques liés au cloud computing. Par ailleurs, 18,7 pour cent indiquent ne pas encore avoir réfléchi à la question. Interrogés sur les deux plus grands risques liés au cloud computing, les répondants épinglent la confidentialité des données (49,3%) et le sécurité des données (41,3%).
Les entreprises belges pas encore prêtes pour la Génération Y
Selon les collaborateurs TIC interrogés, peu d’entreprises belges sont prêtes à gérer l’afflux d’employés issus de cette génération. Ce n’est pas le cas dans 14,7% des entreprises et 24,6% répondent « pas encore ». Selon 7,2%, une telle préparation n’est pas nécessaire, et 39 % ignorent si ce problème est examiné.
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