Les travailleurs insuffisamment armés contre la crise et le changement
Contrairement aux pays voisins, les travailleurs belges ne s'inquiètent guère de la crise. Ils en évaluent l'impact et sont plus pessimistes que d'autres quant à une possible relance, mais ils ne craignent pas pour leur sécurité d'emploi, révèle une enquête de Tempo-Team. Du coup, ils ne s'investissent pas assez dans la mobilité professionnelle ni dans la formation permanente.
Par rapport aux pays voisins, c'est en Belgique que le marché du travail est le plus rigide. Les travailleurs sont de ce fait mal armés face à l'impact de la crise et du changement. Les employeurs semblent plus sceptiques: leur taux de satisfaction et de confiance dans le marché du travail a nettement diminué par rapport à l'an dernier. La conjoncture morose, les mesures d'économies et les conflits sociaux n'y sont pas étrangers. Cela se traduit par un esprit de méfiance généralisé envers les pouvoirs publics, boucs émissaires dans toute l'Europe.
La crise économique a clairement laissé des traces auprès des travailleurs et des employeurs. Par rapport à l'an dernier, la confiance dans le marché du travail s'érode légèrement auprès des travailleurs; la chute est plus prononcée auprès des employeurs, hormis en Allemagne où elle progresse.
La baisse de confiance se traduit par une diminution de la satisfaction professionnelle chez les travailleurs, à l'exception de la Belgique où elle reste stable. Les employeurs allemands se disent plus satisfaits de leur personnel que l'an dernier, mais c'est l'inverse aux Pays-Bas, et surtout au Portugal ainsi qu’en Belgique. À l'instar des années précédentes, la confiance dans la politique d'emploi des pouvoirs publics demeure basse.
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