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Perspectives de carrière: les futurs diplômés optimistes

Par rapport aux années précédentes, les étudiants de dernière année entrevoient leur avenir professionnel avec plus d’optimisme, indique une étude de Vlerick. C’est pourquoi bon nombre d’entre eux choisissent de ne plus continuer à étudier une fois leur diplôme en poche, mais de se lancer sur le marché du travail. Ils s’y préparent également mieux.

Pour la huitième fois, l’équipe de recherche dirigée par le professeur Dirk Buyens du Centre for Excellence in Career Management de la Vlerick Leuven Gent Management School s’est penchée sur les attentes des étudiants de dernière année en termes de possibilités de carrière. Plus de 1.100 étudiants de hautes écoles et d’universités flamandes ont participé à cette étude portant sur les filières préparant au travail en entreprise, dans la plupart des cas des orientations à dominante économique.

"Les jeunes ont toujours beaucoup d’attentes par rapport à leur futur emploi, observe Dirk Buyens. Ils débordent d’ambition et attendent un feedback et un suivi importants. En échange, ils sont prêts à s’investir de manière considérable, sans pour autant envisager une longue carrière auprès d’un seul employeur. Le défi, pour les employeurs, consiste donc à placer l’accent là où il le faut dans leur politique de ressources humaines, aussi bien au niveau de leur image de marque qu’après l’embauche, pour maintenir la génération actuelle de jeunes motivée et impliquée."

Atout optimisme

Comparé aux années précédentes, les jeunes sont plus optimistes quant à leurs chances de réussite sur le marché du travail. Amorcée en 2010, cette tendance à la hausse se poursuit donc clairement cette année. Cet optimisme se traduit par un pourcentage élevé (65,4%) de jeunes envisageant de faire leurs premiers pas sur le marché du travail l’année prochaine. On observe surtout une nette augmentation chez les bacheliers dont 60,8% souhaitent travailler (contre seulement 47% en 2010). Un étudiant sur six (16,8%) veut étudier un an de plus, une tendance en baisse par rapport aux années précédentes. À l’instar des années passées, un peu plus de la moitié des jeunes (58,4%) recherchent déjà activement un emploi avant la fin de leurs études, tandis que 55,4% ont déjà postulé au moins une fois et 14,9% ont déjà décroché un contrat.

Une bonne préparation

Fait marquant: cette année, davantage de jeunes entreprennent des démarches spécifiques pour se préparer à leur entrée sur le marché du travail. La constitution d’un réseau de contacts utiles gagne en importance: 65,7% contre seulement 54% en 2010. Les jeunes consacrent également plus de temps à la mise à jour de leur CV et à des jobs d’étudiants ou d’autres activités susceptibles de représenter un atout pour l’avenir: 72,6% contre seulement 50% en 2010.

Non marchand ou vert?

Contrairement aux années précédentes, l’intérêt pour le secteur non marchand s’accentue, surtout parmi les étudiants en sciences sociales et du comportement. Les postes de fonctionnaires à l’administration publique ou de salariés dans le privé remportent également plus de suffrages qu’en 2010.

Par ailleurs, une "carrière verte" (à l’empreinte écologique limitée) ne figure pas parmi leurs priorités. Seul un étudiant sur quatre (22,9%) déclare tenir compte de l’aspect écolo dans sa recherche d’un emploi. L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, l’autonomie et l’expertise trônent toujours en tête de liste.

Succès des réseaux sociaux

Le recours aux réseaux sociaux dans la recherche d’un travail monte en flèche, bien que ceux-ci restent le canal le moins utilisé. Les cinq canaux de recherche privilégiés restent relativement identiques au fil du temps: (1) sites Internet d’entreprises, (2) portails de services de l’emploi, (3) salons pour l’emploi et autres événements, (4) université ou haute école, et (5) offres d’emploi.

Formation et carrière: à chacun ses responsabilités

En matière de formations, les jeunes sont clairs: c’est l’employeur qui s’en charge. La majorité des jeunes se montrent peu disposés à payer de leur poche des formations qui leur permettront de progresser dans leur carrière. Ils estiment également que l’employeur doit donner la possibilité de suivre des formations et prévoir du temps à cette fin.
En ce qui concerne les autres aspects, les jeunes sont par ailleurs bien conscients de leurs propres responsabilités : développement des compétences pour obtenir une promotion et recherche de possibilités d’épanouissement au sein de l’organisation.

Tags: Carrière, Jeune, Recrutemen

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