Les expats résident plus longtemps à l’étranger et voyagent plus
Le nombre d’expats qui travaillent à l’étranger pour de longues périodes et qui résident successivement dans plusieurs pays pour différentes missions est en forte croissance, révèle une enquête de Mercer portant sur 288 multinationales qui emploient ensemble 119.000 expatriés. Le nombre d’expats séjournant à l’étranger pour de courtes périodes a par contre diminué de 6%.
Un nombre plus important de nouvelles missions à l’étranger et le besoin de développement de talents de par le monde ont engendré un recours plus intensif aux expats. Le nombre de travailleurs effectuant des missions à long terme à l’étranger (de plus d’un an) a grimpé de 21% depuis 2005 pour atteindre 40% en 2012. Le nombre d’expats qui voyagent pour des missions dans différents pays est passé de 6 à 10%. Le nombre d’expats à court terme (pour des missions de moins d’un an) est par contre passé de 17% à 11%.
"Pour les entreprises animées par une volonté de s’étendre vers l’étranger, les travailleurs qui possèdent une expérience et des compétences internationales sont essentiels. Les multinationales escomptent une expérience internationale de la part de leurs collaborateurs. En conséquence, l’expérience d’une expatriation est un tremplin pour progresser dans la hiérarchie", explique Thierry Laloux, Principal au sein du International Consulting Group chez Mercer.
Impact sur les retraites
63% des expats maintiennent leur participation au plan de retraite dans leur pays d’origine. Cela peut très bien fonctionner tant pour les expats à court terme qu’à long terme mais cela peut signifier une perte de pension importante pour les travailleurs qui passent d’une mission à l’autre. Seules 12% des multinationales qui emploient ce type d’expats prévoient un plan de retraite international. Selon Thierry Laloux, "les travailleurs œuvrant à des projets dans différents pays ne peuvent pas construire leur retraite dans leur pays d’origine et travaillent souvent dans des pays, comme en Asie du Sud-est, ne disposant pas de système de pension. Un plan de retraite international constitue à cet effet une solution." La raison la plus fréquemment évoquée par les multinationales pour ne pas prévoir de plan de retraite international est le nombre trop peu important de travailleurs pour justifier les coûts (38%). Certaines entreprises (17%) ne semblent pas conscientes des avantages de la création d’un plan de retraite international ou n’ont tout simplement jamais envisagé cette option.
Les coûts médicaux s’envolent
Presque toutes les entreprises (98%) offrent à leurs expats une assurance soins de santé spécifique. En 2005, ce chiffre n’était que de 57%. "Les standards et la qualité des soins de santé varient fortement d’un pays à l’autre, conclut Thierry Laloux. C’est donc le défi le plus important pour les entreprises que de veiller à ce que leurs expats disposent constamment d’une bonne couverture soins de santé à un prix raisonnable. Un plan médical international peut constituer une solution. Il permet d’offrir aux expats un niveau de couverture équitable et de limiter le temps et l’argent consacrés au traitement administratif. Les coûts restent cependant un problème. Des augmentations de 15 pourcents des primes pour les assurances soins de santé internationales ne constituent pas une exception. En l’absence d’une solution globale, au plus le nombre de pays augmente, au plus la gestion devient complexe et les coûts élevés."
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