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Le droit à la déconnexion est exercé par 2/3 des travailleurs français.

L’idée semble faire son chemin dans nos contrées. Intégré dans le code du travail français à l’occasion de la réforme intervenue en 2015, le droit à la déconnexion est envisagé parmi les prochaines mesures que l’exécutif souhaite prévoir dans le droit social à l’avenir. Que l’on soit pour ou contre, il est intéressant de se pencher sur les premiers retours d’expérience disponibles outre-Quiévrain afin d’éclairer les réflexions en cours.

Pour rappel, en septembre 2015, le rapport sur l’impact du numérique sur le travail préconisait l’instauration d’un « droit à la déconnexion professionnelle devant se généraliser par la négociation d’entreprise ». Cette préconisation a été reprise dans la loi Travail, indiquant que c’est « prioritairement par la négociation collective que l’entreprise définira le droit à la déconnexion afin d’établir des règles de bonne conduite correspondant aux besoins des salariés, au plus près du terrain. » La mesure entrait en vigueur au 1er janvier 2017. Depuis, les entreprises ont le devoir de mettre en place des instruments de régulation de l’outil numérique, visant à assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale.

Huit mois après l’entrée en vigueur du droit à la déconnexion dans la loi, une enquête réalisée par le cabinet Eléas affirme qu’environ un tiers des actifs en emploi (33,5%) restent connectés à leurs smartphones ou tablettes pendant leurs congés d’été.

Selon cette enquête réalisée par le cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux, une majorité des actifs occupés ne se connectent pas au travail pendant leurs vacances d’été (66,5%) et 21,4% refusent même de se connecter par principe.

Toutefois, l’enquête révèle que le fait de ne pas se connecter pendant les vacances entraîne « un sentiment de culpabilité pour 27% des actifs en emploi ». Si ce taux reste « contenu », il est en revanche plus prononcé chez les cadres (42,7%) et les actifs les plus jeunes (32,6% des 18-29 ans et 38,1% des 30-39 ans), précise-t-elle.

Quant à celles et ceux qui restent connectés, ils invoquent les « obligations professionnelles » et « l’anticipation d’une charge de travail importante au retour des vacances », une situation vérifiée surtout chez les cadres.

Parallèlement, la connexion au travail pendant les vacances semble en voie de « normalisation » et d' »acceptation » par l’entourage des personnes concernées. 50,1% des actifs occupés qui se sont connectés n’ont pas connu de « tensions » avec leur entourage lors de leurs connexions, 18,1% sont restés « prudents » en restant « discrets », et 28,7% ont essuyé des remarques.

Photo : Xavier Alas Luquetas, Président Fondateur d’Eleas.

L’enquête a été réalisée du 13 au 15 septembre via un questionnaire auto-administré en ligne, auprès de 1.199 personnes représentatives de la population française en emploi, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

La version intégrale de cet article (incluant les mesures réalisées avant la mise en oeuvre de la réglementation) est à lire dans l’édition n°213 de Peoplesphere (print). Contactez-nous via email à l’adresse info@peoplesphere.be pour rejoindre la communauté des lecteurs réguliers de Peoplesphere.

Source : AFP

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