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Peoplesphere

Les entreprises belges se méfient des profils qui changent fréquemment d’emploi.

Les employeurs belges se méfient des travailleurs qui changent souvent d’emploi (‘job hoppers’). Pas moins de 56 % des employeurs interrogés ont déclaré qu’ils n’invitaient pas ou rarement un candidat à un entretien s’ils pensaient qu’il sautait d’un poste à l’autre. La principale raison invoquée est que la formation d’un nouveau collaborateur requiert du temps et des efforts (70 %). Un quart des employeurs interrogés ont même indiqué que les salariés ayant occupé plusieurs postes à court terme sont néfastes à l’entreprise ou à l’organisation.

« Les changements de poste réguliers deviennent de plus en plus la norme », déclare Sander Poos, Managing Director d’Indeed Benelux. « En conséquence, les employeurs, en particulier sur le marché du travail actuel, doivent changer leur stratégie de recrutement et ne peuvent plus juger les candidats sur la durée de leurs engagements précédents. » Néanmoins, les employeurs reconnaissent qu’il y a aussi des avantages à embaucher des job hoppers. Le principal est le gain de nouvelles connaissances (75 %), suivi du fait qu’ils apportent des perspectives et des idées neuves (61 %) et que leurs collègues peuvent acquérir de nouvelles compétences (28 %).

Perception négative.

Les employés sont généralement plus favorables vis-à-vis des job hoppers que les employeurs. Selon 64 % des salariés interrogés, un changement fréquent d’emploi n’a aucun impact sur leur carrière, tandis que 17 % estiment qu’il y apporte même une valeur ajoutée. Mais 19 % pensent que le fait de sauter d’un poste à l’autre fait plus de mal que de bien à leur propre carrière. Les jeunes (16 à 24 ans), en particulier, pensent que le job hopping ne nuit pas à une carrière. Dans ce groupe d’âge, 31 % des sondés pensent qu’il aide à bâtir une bonne carrière, 62 % qu’il n’a aucune influence et seulement 8 % qu’il nuit à leur carrière.

Toutefois, la moitié des salariés se rendent compte qu’un changement fréquent d’emploi peut être perçu négativement par un futur employeur (49 %) et quatre sur dix estiment qu’il peut témoigner d’un manque de loyauté envers l’employeur actuel (42 %). Selon 41 % des sondés, sauter d’un emploi à l’autre peut révéler une indécision quant à la carrière à suivre.

Les salariés changent fréquemment d’emploi parce qu’ils ne parviennent pas à s’intégrer dans un nouvel environnement de travail (40 %), parce que l’emploi ne répond pas à leurs attentes (36 %) ou parce qu’ils ont reçu une meilleure proposition d’une autre entreprise (35 %) à court terme.

Sander Poos poursuit : « Il est frappant de constater que les employés reconnaissent l’impact négatif d’un changement d’emploi rapide, raison pour laquelle neuf sondés sur dix restent plus longtemps en poste que nécessaire, simplement pour éviter d’être étiquetées comme « job hoppers ». Les salariés sont ouverts à un nouveau défi s’il semble être meilleur que leur emploi actuel.»

Indeed a également cherché à savoir quelle période de temps était acceptable avant de changer d’emploi selon les employeurs et les employés. Les deux pensent qu’il n’est pas abusif d’envisager une nouvelle aventure après vingt mois.

Source : étude menée par Indeed en collaboration avec le bureau d’études Censuswide, auprès de 1 001 employés et 202 employeurs en Belgique.

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