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Quelles sont les formules de salaire variable privilégiées par nos entreprises?

Un employé, cadre ou dirigeant d’entreprise belge sur deux reçoit un salaire variable dans le secteur privé. Généralement, ce salaire variable prend la forme de bonus, de commissions ou de primes. Des primes non récurrentes liées aux performances (CCT 90) ou des warrants complètent également le salaire brut.

Selon les chiffres révélés par le secrétariat social SD Worx, ce sont les entreprises de 100 à 499 travailleurs qui versent le plus souvent un salaire variable (57,6 %). Celles de moins de 50 travailleurs le font le moins (42,1 %). Le salaire variable est particulièrement répandu dans le secteur de la chimie (81,2%), le secteur pharmaceutique (74,6%) et l’industrie (58,8%), et beaucoup moins dans le secteur social et médical (39,9%).

Un salaire variable est lié à des performances ou circonstances collectives ou individuelles, comme des indemnités pour travail en équipes. Les salaires variables versés sous la forme de bonus, commissions ou primes brutes (donc aussi les primes pour conditions de travail) sont de loin les plus populaires : 37 % des employés en Belgique en perçoivent. Les autres formes de salaire variable sont les primes non récurrentes liées aux performances (18,1%), fixées dans la CCT 90, et les warrants (5,1%).

« Ce sont surtout les salaires variables individuels liés aux performances qui s’inscrivent dans des politiques salariales stratégiques de nombreuses entreprises. De même, la prime non récurrente liée aux performances d’une équipe, qui n’existait pas il y a 10 ans, ne cesse de gagner en popularité. 18 % des employés en bénéficient déjà. C’est un pourcentage étonnamment élevé sur une période relativement brève », explique Brigitte Oversteyns, Managing Consultant Reward de SD Worx.

Les travailleurs dans les entreprises de plus de 1000 travailleurs sont ceux qui reçoivent le plus souvent un salaire variable versé en espèces (42,2%). En revanche, ce sont aussi eux qui reçoivent le moins de primes non récurrentes liées aux performances (12,7%) et de warrants (2%). Ceux-ci sont particulièrement populaires dans les entreprises de 100 à 249 travailleurs, où 28,1 % de travailleurs reçoivent des primes non récurrentes liées aux performances, et 8,8% des warrants.

C’est dans la province du Brabant flamand (54,1%), à Bruxelles (54,7%) et en Wallonie (56,7%) qu’on perçoit le plus souvent un salaire variable en plus de ses revenus fixes. La forte présence de l’industrie explique les chiffres élevés en Wallonie. Là où le travail en équipe est très fréquent, les travailleurs reçoivent souvent des primes. Les travailleurs ouest-flandriens sont ceux qui perçoivent le moins souvent un salaire variable (45,1 %).

Le médico-social peu favorable…

Le salaire variable dans le secteur médical se compose presque exclusivement d’indemnités pour conditions de travail. Les travailleurs sont moins nombreux que la moyenne à recevoir un salaire variable dans le secteur social et médical : à peine quatre travailleurs sur dix y ont droit. Curieusement, il s’agit presque toujours de salaire variable versé mensuellement pour les conditions de travail; 39,7 % des travailleurs en perçoivent. Ils ne sont cependant que 0,2 % à recevoir des primes non récurrentes liées aux performances, et 0,1 % à recevoir des warrants, ces taux étant plus bas pour le secteur social et médical que pour n’importe quel autre secteur.

« Près de 40 % de travailleurs du secteur des soins reçoivent un salaire variable en espèces, cela peut sembler important, mais il s’agit presque exclusivement de rémunérations liées aux conditions de travail, comme des indemnités de travail par équipes pour les infirmières et les prestataires de soins ».

Le salaire variable augmente avec le niveau hiérarchique.

De manière générale, le salaire variable augmente avec la fonction, même si l’on note certaines différences au niveau sectoriel. Le salaire variable des membres de la direction ou des cadres supérieurs correspond en moyenne à 11,5 % de leur salaire annuel dans le secteur pharmaceutique. Chez les profils seniors et les managers, c’est 10,2 %. En revanche, le salaire variable ne représente que 1,7 % du salaire annuel fixe des employés dans ce secteur.

La différence est notable avec les employés dans le secteur social et médical : le salaire variable en espèces correspond à 9,8 % du salaire annuel fixe, le taux le plus élevé pour les employés dans tous les secteurs. Cela provient à nouveau des indemnités d’équipe en vigueur dans ce secteur.

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