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Le mémorandum patronal ‘Less Is More’ publié en vue des prochaines élections veut un marché du travail beaucoup plus flexible.

L’appel lancé par la FEB aux partis politiques dans la perspective des prochaines élections est intitulé ‘Less Is More’. Il a été accueilli plutôt ‘fraîchement’ par les organisations syndicales qui parlent de pure provocation. De Quoi s’agit-il Moins d’emplois vacants par exemple. Moins de charges sur le travail, moins d’embouteillages, moins d’administration, moins de grèves, moins de dépenses publiques inutiles, moins de règles qui freinent l’emploi et les investissements. Le credo patronal est simple: « Nous pouvons réaliser PLUS avec MOINS. »

Au travers du concept #LessIsMore2019, la FEB a rédigé un mémorandum visant à mieux préparer notre pays pour l’avenir: « Après les améliorations apportées ces cinq dernières années, entre autres via des réductions de charges salariales, des mesures en faveur de l’emploi et des réformes au niveau des pensions, nous souhaitons désormais approfondir des domaines essentiels pour les entreprises. »

Le mémorandum complet de la FEB est le résultat de neuf mois de préparation minutieuse et d’échanges de vues intensifs avec nos quelque 50 fédérations sectorielles membres issues de secteurs tels que la technologie, la chimie, les banques et les assurances, la construction, l’alimentation, le commerce, les transports, l’énergie, le textile, le bois, le verre, le papier, la mode, etc.

Les membres représentent au total 50.000 entreprises, 80% des exportations et 75% de l’emploi dans le secteur privé. Le résultat se traduit par 12 TRAVAUX qui visent à apporter une réponse aux 4 grands défis auxquels la Belgique est confrontée. Voici les quelques propositions clés de la fédération patronale relatives au marché du travail.

Le marché du travail du futur

Avec 149.000 postes vacants non pourvus et un taux d’emploi médiocre de 70,1%, le marché du travail belge a besoin d’une nouvelle impulsion. Les inadéquations demeurent importantes et les problèmes bien réels. Moins de postes vacants non pourvus et d’inactifs signifie un taux d’emploi plus élevé, davantage d’opportunités de croissance pour les entreprises et une meilleure capacité de financement de notre sécurité sociale. La FEB entend proposer les mesures ci-dessous :

– Des allocations de chômage limitées dans le temps et associées à une politique d’activation régionale ambitieuse;

– La suppression des freins à l’embauche, via le raccourcissement et la simplification des procédures d’introduction en matière de temps de travail et d’organisation du travail, en facilitant les mesures évitant le blocage du processus de concertation et l’opposition de vetos de la part des syndicats, grâce à une réforme des régimes fondés sur l’âge et l’ancienneté;

– Des règles plus souples en matière de migration économique;

– La poursuite de la valorisation des filières STEM, auprès des garçons et des filles;

– Un renforcement de la connaissance active et passive de la deuxième langue nationale et une extension des possibilités de suivre des cours en anglais dans l’enseignement (supérieur).

Et la compétitivité ?

« Grâce aux mesures adoptées par le gouvernement fédéral démissionnaire, le handicap salarial absolu de nos entreprises par rapport à l’Allemagne, à la France et aux Pays-Bas est passé de près de 17% en 2013 à 11% environ en 2018. Néanmoins, il reste encore du pain sur la planche. Le handicap résiduel pèse sur notre potentiel d’exportation et notre compétitivité a besoin d’un sérieux coup de pouce. La FEB préconise donc une nouvelle baisse de notre handicap salarial absolu de 6 points de pour cent afin de passer de 11% aujourd’hui à 5% d’ici à la fin de la prochaine législature. Moins de charges sur le travail signifie en effet des entreprises plus compétitives et une hausse de l’emploi privé. »

Les mesures suggérées par la FEB devraient poursuivre l’effort de rattrapage vis-à-vis des voisins:

– Une réduction de toutes les cotisations ONSS patronales, de 25% aujourd’hui à 20% maximum;

– Une réduction de toutes les cotisations spéciales de sécurité sociale et cotisations de solidarité (p.ex. sur les primes bénéficiaires, les bonus collectifs…) à un niveau maximal de 20%;

– Une baisse progressive du taux nominal de l’impôt des sociétés de 25% en 2020 à 20% pour toutes les entreprises d’ici à 2024;

– Une diminution des charges administratives fiscales (compliance, reporting…) de 25% sur une période de 3 ans, sur recommandation d’une commission d’experts qui aura finalisé ses travaux au plus tard pour fin 2020;

– Une réforme ambitieuse de l’impôt des personnes physiques, rendant le travail plus rémunérateur que l’inactivité et évitant les pièges à l’emploi;

L’axe fort de la mobilité.

La FEB dresse un constat plutôt navrant : « Les chiffres sont désastreux. Les automobilistes belges perdent chaque année 44 heures dans les embouteillages. L’impact économique négatif se monte à plus de 8 milliards EUR par an. Le coût économique de 1 heure de file est estimé à 78 EUR pour un camion et 10 EUR pour une voiture. Pour faire baisser ces chiffres, une vision interfédérale de mobilité s’avère indispensable. Moins d’embouteillages signifie une activité économique accrue, une meilleure conciliation entre travail et vie privée et de meilleurs résultats sur le plan de l’environnement et du développement durable. »

Un revirement est possible en Belgique si toutes les autorités s’attellent aux priorités suivantes :

– L’introduction d’une redevance kilométrique variable selon l’heure de la journée et le lieu, tout en étant attentif à ne pas augmenter la charge fiscale et administrative pesant sur les secteurs intensifs en transport, et donc basée sur l’utilisation plutôt que sur la possession d’un véhicule. Cette mesure impliquerait la suppression de la taxe de mise en circulation et de la taxe de circulation;

– La possibilité de livraisons silencieuses en soirée ou de nuit dans et autour des villes;

– La fusion de l’Allocation mobilité et du Budget mobilité en un système unique transparent;

– Le déploiement d’un programme d’investissements ambitieux tel que proposé dans le Pacte national pour les investissements, accordant une attention particulière aux liens manquants, aux voies navigables, au rail (RER), aux autoroutes cyclables et à de grands parkings à proximité des centres urbains. Et ce, en étroite collaboration avec le secteur privé, via p.ex. des structures PPP;

– La mise en place d’un plan de mobilité ‘numérique’ à grande échelle (gestion du trafic, véhicules connectés…);

 

Bernard Gilliot, président de la FEB conclut : ‘Les entrepreneurs sont confrontés à des transformations profondes et rapides du contexte économique, social et sociétal ainsi que de l’environnement. Ce mémorandum entend amorcer une amélioration des performances socioéconomiques de notre pays. La paralysie politique est donc inadmissible. Si les entreprises ne peuvent résoudre tous les problèmes, elles peuvent toutefois être une partie de la solution dans leur rôle de partenaire constructif. Ce mémorandum y contribue.’

Source : FEB

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