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Un nouveau départ en fin de carrière? Les trajets non linéaires et le statut d’indépendant attirent de plus en plus de 50+.

En 2018 aussi, les plus de 50 ans confirment qu’ils ne font plus figure d’exceptions parmi les indépendants débutants. Pas moins d’un starter sur 6 fait partie de cette catégorie d’âge d’après les chiffres de l’entreprise de services RH ACERTA. Tant les hommes que les femmes choisissent de prendre un nouveau départ pour les 10 à 15 dernières années de leur carrière. Sans doute également le fruit de circonstances qui entraînent un assouplissement des exigences afin de devenir indépendant.

Selon les chiffres d’Acerta, 15,4 % des indépendants qui ont commencé leur activité en 2018 ont plus de 50 ans. Ce pourcentage est pratiquement identique à celui de l’année 2017. Un pourcentage élevé, car il y a dix ans, les plus de 50 ans ne représentaient que 12,6 % des starters. Leur proportion a augmenté de 22 % en 10 ans. Le pourcentage moyen de starters âgés de plus de 50 ans s’élève à 14,25 % pour cette décennie.

Des circonstances plus favorables?

Plusieurs raisons expliquent le plus grand intérêt des plus de 50 ans pour le statut d’indépendant. Pour commencer, le statut d’indépendant s’est amélioré au fil des années. Les exigences ont été assouplies : prenez par exemple l’offre croissante en matière d’accompagnement des starters. La mentalité a également changé : l’objectif principal n’est plus de prester une seule longue carrière chez le même employeur. La carrière est de plus en plus un trajet que les travailleurs prennent, au moins en partie, en main. Les entrepreneurs de plus de 50 ans peuvent aisément être considérés comme durables dans les statistiques des starters.

Nadine Morren, Director Service à la Clientèle chez Acerta déclare : « Le travail implique l’engagement et le développement du talent, c’est le message relayé par toutes les parties prenantes : enseignement, pouvoirs publics, employeurs, travailleurs. Le marché de l’emploi s’adapte continuellement à ce besoin. Nous constatons une évolution continue, il est donc logique que les emplois qui durent toute une carrière n’existent quasiment plus. Sans oublier la perception différente sur l’âge : 50 ans, ce n’est pas vieux. Vous avez encore un rôle à jouer sur le marché de l’emploi pour encore facilement 15 ans. Commencer quelque chose de nouveau à 50 ans n’est donc pas si étrange. En tant que cinquantenaire, vous avez déjà accumulé pas mal d’expérience. Si tout va bien, vous avez également pu vous constituer une assise financière. Si vous avez des enfants, les années les plus sensibles sont passées. Et peut-être que les nombreux jeunes entrepreneurs ont un effet contagieux ? »

La liste des circonstances favorables :
● Amélioration du statut d’indépendant
● Large offre d’accompagnement
● Changement de mentalité : tout le monde bénéficie de plus d’indépendance
● Pension : à 50 ans, vous n’avez pas fini de vivre / travailler
● Les certitudes et l’expérience viennent avec les années

Quels métiers concernés?

Le commerce et l’horeca sont les secteurs où les plus de 50 ans sont plus présents que la moyenne. Nous connaissons tous une personne qui a bouleversé sa carrière et a ouvert un café, un bed & breakfast ou une boutique. Les professions intellectuelles – informaticiens, coaches, traducteurs… – comptent également une proportion plus élevée de starters qui ont accumulé plusieurs années d’expérience.

« Les starters plus âgés ne présentent pas un score au-dessus de la moyenne, mais au-dessus des attentes dans le secteur de la construction. Le marché présente une forte demande d’hommes de métier dans ce secteur. Manifestement, les hommes de métier expérimentés préfèrent accepter ces (petits) chantiers qu’ils peuvent assumer, qui sont plus proches de chez eux, etc. au lieu de travailler pour un patron. »

40/60 femmes/hommes

16 % des starters masculins sont âgés de plus de 50 ans tandis qu’elles sont 14,5 % de starters féminins à dépasser cet âge. La part de femmes augmente légèrement : il y a 10 ans, le rapport hommes/femmes était de 60,3 % contre 39,7 %. En 2018, il s’élève à 59,8 % contre 40,2 %.

Nadine Morren indique : « Les femmes starters “tardives” s’appuient sur les mêmes motivations que les hommes et certaines sont encore plus prononcées. Il s’agit par exemple encore surtout de femmes qui ont pris un congé parental ou un crédit-temps au début de leur carrière ou qui travaillent à quatre cinquièmes pour s’occuper de leurs enfants. Rien de plus logique donc que les opportunités aient plus d’impact sur la carrière des femmes puisque les enfants grandissent. Enfin, elles choisissent effectivement aussi toujours plus souvent de reprendre ou de poursuivre leur vie active en tant qu’indépendante. »

Source : Acerta a analysé les données de plus de 105 000 starters de 2014 à 2018 inclus.

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