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Peoplesphere

Les starters ne créent pas d’emploi lors de leur première année d’activité.

3 starters sur 4 sont heureux d’avoir franchi le pas vers le monde des indépendants et, à refaire, ils recommenceraient. Les starters indiquent néanmoins rencontrer un certain nombre d’obstacles, tels que le volet administratif et des clients qui ne paient pas. Compte tenu de ces facteurs de risques, 88 % des starters préfèrent travailler seuls la première année.

L’ambition du starter consiste à être indépendant, pas employeur ! C’est ce qu’il ressort d’une évaluation des premiers mois en tant qu’indépendant réalisée auprès de quelque 1000 starters en 2018 par le prestataire de services RH Acerta.

93 % d’entre eux n’emploient pas de travailleurs. Mais à la question de savoir s’ils envisagent de recruter du personnel dans l’année, 88 % répondent par la négative. La première préoccupation du starter est donc de garantir son existence en tant qu’indépendant, l’ambition de devenir employeur n’est pas immédiatement à l’ordre du jour.

68 % des entrepreneurs qui ont débuté en 2018, n’ont pas de businessplan. 55 % d’entre eux n’ont pas suivi de formation complémentaire en gestion d’entreprise après l’obtention de leur diplôme. 45 % a eu besoin de moins de 6 mois pour s’installer en tant qu’indépendant à titre principal. Sont-ils pour autant mal préparés et/ou manquent-ils de prévoyance en se lançant?

Katrien Jonckheer, Directrice Starters & Indépendants : « Environ un tiers des starters est titulaire d’un diplôme de l’enseignement secondaire, un peu moins d’un tiers a obtenu un bachelier professionnel et un autre tiers dispose d’un bachelor ou d’un master académique. Chez 52 % des starters, l’activité indépendante est dans une forte à très forte mesure le prolongement des études. La plupart des starters commencent seuls, mais 15 % d’entre eux démarrent leur activité avec (un) des co-gérant(s) et dans 86 % des cas, le partenaire est également actif dans l’affaire. Et même lorsqu’ils démarrent seuls, les starters se savent encouragés par – dans l’ordre qui suit – leur partenaire à la vie, leurs parents, leurs amis et leur famille. Toutes ces personnes comptent bien sûr dans la préparation pour devenir indépendant. »

Des réticences à cause des obstacles.

Au début, les indépendants font malgré tout face à quelques obstacles. Dans leur parcours vers le statut d’indépendant, 1 starter sur 4 estime encore manquer ‘d’accompagnement et de conseils de tiers’ ; et pour 16 % d’entre eux, le financement et trouver un comptable ne se sont pas avérés choses évidentes. Une fois leur activité lancée, l’impact de l’administration est apparu comme une surprise désagréable auprès de 15 % d’entre eux, tout comme les préoccupations liées aux clients en défaut de paiement (auprès de 10 %) et l’acquisition de clients (auprès de 9 %). Pour 1 starter sur 4, tous les obstacles auxquels ils font ou ont fait face en tant que starter sont un motif suffisant de reconsidérer un emploi bien payé en tant qu’employé. Et 5 % d’entre eux considèrent de mettre un terme à leur activité.

L’acquisition de clients : le défi numéro 1.

De toutes les parties prenantes, le client est le facteur clé pour le starter, comme pour tout indépendant d’ailleurs. 42 % des starters démarrent leur activité avec un faible portefeuille de clients, 15 % avec 1 client, 29 % avec 2 à 10 clients. Le défi numéro 1 est ‘l’acquisition de clients’.
Katrien Jonckheer ajoute : « Le nombre de clients dont vous avez raisonnablement besoin dépend bien sûr de votre activité en tant qu’indépendant. Un consultant, par exemple, n’a pas besoin d’autant de clients qu’un(e) infirmier/ière à domicile, pour ne citer que deux des secteurs parmi les plus répandus. »
Ce qui surprend, c’est la façon dont les starters s’y prennent pour acquérir des clients. « Tous les starters ne sont pas présents sur la toile mondiale, loin de là. Près de 20 % des starters interrogés n’ont pas de site web et n’ont pas recours aux médias sociaux. Lorsque les starters sont actifs sur les réseaux sociaux, c’est plutôt sur Facebook : un peu plus de la moitié des starters a une page Facebook pour son activité en tant qu’indépendant(e). À une époque où nous faisons nos courses en ligne, se faire accompagner en termes de visibilité virtuelle n’est pas un luxe pour les starters. »

À propos des chiffres – Les données et les graphiques proviennent d’un sondage qu’ACERTA a mené auprès d’indépendants affiliés depuis le 1er janvier 2018. Le sondage a eu lieu du 13 septembre 2018 au 6 octobre 2018, 972 indépendants y ont participé.

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