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Peoplesphere

Trouver l’amour au bureau : mission quasi impossible désormais !

Neuf travailleurs sur dix se déclarent attirés par un(e) collègue de travail mais renoncent à déclarer leur flamme. Les coups de coeur au bureau restent désormais sans suite la plupart du temps. Evolution des moeurs? Signe des temps?

Selon une étude réalisée par un cabinet d’avocats britannique et mené auprès de 1600 employés au Royaume-Uni, nos bureaux regorgent d’un nombre impressionnant de Roméo et Juliette en herbe mais ceux-ci s’interdisent d’entamer une relation au travail par crainte d’enfreindre les politiques de l’entreprise en matière de harcèlement et, en conséquence, de se voir signifier leur licenciement.

 

La plupart des travailleurs craignent en effet qu’une démarche ‘amoureuse’ vis-à-vis d’un collègue soit mal interprétée. 93% des personnes interrogées ont déclaré qu’ils/elles ont déjà éprouvé des sentiments envers  un(e) collègue. Toutefois, seuls 15% d’entre eux sont ‘passés à l’acte’ en partageant ces sentiments avec la personne concernée.

Quant aux raisons pour lesquelles les autres ont renoncé à se manifester auprès du ‘sujet de leur désir’, celles-ci sont : 

• dans 62% des cas, l’inquiétude vis-à-vis de la réglementation en matière de harcèlement;

• dans 46% des cas, la timidité ;

• dans 31% des cas, la crainte d’être rejeté ;

• dans 22% des cas, le fait de savoir que l’autre est déjà engagé dans une relation ;

• dans 18% des cas, la certitude qu’une romance au travail nuirait à leurs perspectives de progression :

• dans 16% des cas, la volonté de ne pas mélanger le travail et la vie amoureuse :

• dans 11% des cas, la politique de l’entreprise interdisant toute forme de relation amoureuse :

• dans 4% des cas, la relation hiérarchique rendant la situation impossible.

Selon les promoteurs de l’étude, la crainte irrationnelle d’entrer dans le cadre des lois anti-harcèlement n’a pas lieu d’être. L’expression de sentiments personnels vis-à-vis d’un tiers devrait être considérée comme faisant partie d’une conversation ‘normale’. « La plupart des cas de harcèlement sont jugés sur une période de temps significative. Ils correspondent à une répétition de comportements inappropriés. Personne n’a jamais été condamné pour avoir adressé un compliment voire une déclaration à l’un(e) de ses collègues. Si vous avez envie de sortir avec celui-ci, n’hésitez surtout pas à lui en faire part. Au pire, vous risquez un refus. Si vous n’entreprenez rien, vous resterez dans l’expectative sans savoir ce qu’il en est. Mais en aucun cas, vous ne serez licencié. »

 

Comme l’on dit dans ces cas-là : à bon entendeur…

Relire notre dossier Peoplesphere n°193 consacré à l’amour au travail ? Rendez-vous ici : http://www.peoplesphere.be/fr/psfr193/

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