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Le vélo, c’est la santé! Les travailleurs sur « deux roues » seront-ils les premiers bénéficiaires du budget mobilité?

Faire du vélo est non seulement bon pour la santé, sa pratique a également un impact non négligeable sur l’absentéisme. Des chiffres émanant de la Business Intelligence Team d’Attentia démontrent que les collaborateurs qui pédalent sont moins souvent absents pour cause de maladie que leurs collègues qui ne se rendent jamais au travail à vélo. Les chiffres indiquent par ailleurs que le vélo d’entreprise est en forte progression depuis quelques années.

L’analyse, réalisée sur une cohorte d’environ 120.000 collaborateurs, indique clairement que l’absentéisme diminue, dans tous les groupes d’âges, chez les individus qui font régulièrement du vélo. Pour ce qui est des absences de courte durée pour cause de maladie, on note déjà une différence entre les collaborateurs qui font du vélo de un à trois mois par an et ceux qui n’en font jamais. Dans le groupe des trentenaires, on constate par exemple que 3,77% des collaborateurs non-pédaleurs sont sujets à de courtes absences tandis qu’il n’arrive qu’à 3,32% des pédaleurs les moins réguliers de tomber malade.

La différence devient réellement flagrante chez les inconditionnels de la bicyclette qui l’utilisent plus de six mois par an. Dans ce groupe, l’absentéisme pour cause de maladie n’atteint que 2,74%. La différence est également sensible en termes d’absence de longue durée. 1,09% des trentenaires non-pédaleurs sont absents pour une longue durée tandis que seulement 0,10% des cyclistes les plus zélés sont hors jeu pour une longue période.

Une demi-heure de vélo par jour, en forme toujours ?
Edelhart Kempeneers, directeur médical chez Attentia, confirme que pratiquer une activité physique et, dès lors, faire du vélo ne présente que des avantages pour la santé des collaborateurs. Il s’appuie pour ce faire sur le “triangle de l’activité physique” imaginé par l’Institut flamand pour une Vie Saine (Instituut voor Gezond Leven). Pour mener un style de vie sain, nous devrions bouger de manière modérément intensive une demi-heure par jour et, une à trois fois par semaine, mener une activité à haute intensité. Pédaler à un rythme normal (environ 15 km/heure) équivaut à une activité modérément intensive, tout comme la marche rapide.

« Faire du vélo une demi-heure par jour présente déjà un avantage cardiovasculaire significatif », déclare Edelhart Kempeneers. « Pratiquer la bicyclette exerce donc un effet protecteur sur le coeur et les artères. » Il souligne encore un autre avantage majeur. « Par comparaison au jogging, le vélo est peu contraignant pour les articulations. Toute activité physique est bien entendu préférable à l’inactivité mais faire du vélo a l’avantage de n’avoir aucun impact sur les genoux ou le bas du dos. La natation offre les mêmes avantages mais cela impose naturellement de se rendre à la piscine et de se changer. Pouvoir tout simplement se rendre au travail à vélo est donc un bon petit bonus. »

Stress minimisé, sommeil amélioré

Il est logique que pratiquer le vélo ait un effet positif sur la santé. Mais Edelhart Kempeneers pointe également une corrélation directe avec d’autres facteurs qui favorisent une réduction des absences pour cause de maladie. Notamment, une nourriture saine, un sommeil de meilleure qualité et une réduction du stress. « Quiconque adopte un mode de vie sain tombera moins rapidement malade et opposera plus de résistance aux infections. Qui plus est, l’activité physique diminue la pression artérielle, ce qui réduit les risques de complication. »

Faire du vélo chaque jour implique par ailleurs que l’on s’expose à la lumière du soleil. C’est bon pour le biorythme, ce qui améliore le repos nocturne.

De même, l’IMC des collaborateurs qui s’adonnent au vélo est sensiblement inférieur à celui de leurs collègues qui ne pédalent pas. Ils sont seulement 16,18% à afficher un IMC supérieur à 30 (indice d’obésité) contre 21,68% chez ceux qui ne se rendent jamais au travail en vélo.

Fiscalement plus avantageux…

Le vélo, comme moyen de transport domicile-travail, a clairement le vent en poupe. En 2015, environ 6,5% des collaborateurs optaient pour le vélo. En 2018, ce chiffre était déjà passé à 9,1%. Klaas Olbrechts, responsable de l’offre Rémunération flexible chez Attentia, estime que le cap des 10% pourrait être franchi en 2019. Il devient dès lors intéressant d’opter pour le vélo, tant d’un point de vue fiscal (exonération fiscale) que para-fiscal (exonération des contributions à l’ONSS). Ces exonérations interviennent lors de la mise à disposition d’un vélo d’entreprise dans le cadre des trajets domicile-travail. Pour être applicables, il suffit qu’une partie du trajet domicile-travail soit effectué à vélo ; le vélo ne doit pas obligatoirement être utilisé toute l’année.

« Dans le cadre du plan cafétaria, qui permet aux employés de composer eux-mêmes leur rémunération, 8,7% des individus optent d’ores et déjà pour un vélo lorsque ce dernier fait partie des options. Le chiffre atteint même 30% dans certaines sociétés. » La distance entre le domicile et le lieu de travail joue bien évidemment un rôle. Environ 20% des collaborateurs qui habitent à proximité de leur lieu de travail optent résolument pour le vélo.

L’arrivée du budget mobilité contribuera à accroître le nombre de collaborateurs adoptant le vélo. Les salariés disposant d’une voiture de société peuvent obtenir un budget qui leur permet d’échanger leur voiture contre un modèle plus respectueux de l’environnement. Cette somme peut également être affectée à la mise à disposition d’autres solutions. Cela implique que le vélo pourrait devenir une option très prisée pour quiconque n’habite pas trop loin de son travail. S’il reste de l’argent dans le budget, le salarié pourra en bénéficier directement.

Le vélo électrique est une autre raison majeure qui explique que les vélos d’entreprise aient la cote. Cela permet aux collaborateurs qui doivent couvrir une plus grande distance pour se rendre au travail d’opter eux aussi pour le vélo. « Le marché a embrayé sur cette tendance pour produire de chouettes nouveaux modèles. Le vélo électrique s’est ainsi affranchi d’une image plutôt ringarde », déclare Klaas Olbrechts.

Ce type de vélo contribue, lui aussi, à améliorer la santé des collaborateurs. « Les vélos électriques ont eux aussi un effet bénéfique. Ils présentent tous les avantages des vélos et, si la pente se fait trop forte, ils activent l’assistance électrique », souligne Edelhart Kempeneers.

Atlas Copco constitue un exemple d’entreprise veillant à assurer la promotion du vélo d’entreprise. Il devient de plus en plus difficile d’atteindre son site en voiture et de bonnes connexions font défaut avec les transports publics. Le fait de proposer des vélos d’entreprise a incité 990 salariés à utiliser désormais le vélo pour se rendre à leur travail. Atlas Copco a lancé son projet de leasing vélo en avril 2016. Depuis lors, plus de 820 collaborateurs s’y sont inscrits, ce qui représente environ 30% des effectifs. Dans le peloton des 990 sportifs, les 170 autres utilisent leur vélo personnel pour venir au travail.

Source: Attentia

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